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2023, 27 avril : communications de Delphine Gachet et d'Antoine Ducoux [Séminaire Cosmopolitiques]

Delphine Gachet

Séminaire Perdre le monde, recomposer des mondes

Enjeux comparatistes de la notion de « cosmopolitiques »

 

UR Plurielles / équipe Littératures et mondes / master REEL

séance initialement prévue le 23 mars 2023 : 15h30-18h – salle I 100 : double séance

 

Séance reportée au jeudi 27 avril

 

Delphine Gachet : « Repenser le monde au prisme de son pays : l’Italie de demain vue par les écrivains d’aujourd’hui »

 

La climate fiction (cli fi) est aujourd’hui un sous genre bien implanté au sein de la science-fiction. Si les pionniers en sont des auteurs anglophones, le genre s’est rapidement diffusé en même temps que croissent, au sein de la société civile, les préoccupations environnementales. En Italie, les premières décennies du XXI° siècle ont été marquées par la publication de romans exprimant ces préoccupations sans pour autant s’inscrire pleinement dans la science-fiction : de nombreux auteurs, appartenant à la littérature main stream, se sont emparés du sujet et ont produit des œuvres originales, cherchant à explorer ce que serait le futur climatique de l’Italie, d’abord, de l’Europe et du monde entier, par extension. L’analyse de quelques œuvres particulièrement emblématiques (I bambini bonzai de Paolo Zanotti (2010), Qualcosa, là fuori de Bruno Arpaia (2016), Quando qui sarà tornato il mare. Storie dal clima che ci attende du collectif Moira Dal Sito (2020),…) permettra d’apporter des pistes de réponse aux questions suivantes : comment ces auteurs italiens imaginent-ils le changement climatique et ses répercussions tant au niveau environnemental que politique et social ? Quel rôle l’écrivain peut-il, doit-il jouer face à l’urgence climatique ? Quelles sont les stratégies littéraires mises en œuvre et les leviers que les écrivains veulent solliciter ? Si ces récits entrent dans la catégorie des éco-dystopies ou des romans post-apocalyptiques en évoquant la fin du (d’un) monde, s’attachent-ils également à imaginer un monde nouveau ou/et une autre façon de l’habiter ?